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Tmor

Difficile de ranger Thierry Moral dit Tmor dans une case, à la fois auteur, metteur en scène, comédien et plasticien, il revendique cette pluridisciplinarité. Après trois collaborations avec Kilti, nous souhaitions vous faire découvrir cet artiste passionné et engagé qui aime avant tout « raconter des histoires ».

Thierry Moral, artiste multiple
Avant tout metteur en scène, comédien et conteur, Thierry Moral est un artiste de proximité qui aime partager avec tous les publics, dans tous les lieux. Il travaille, à travers le conte et le théâtre, avec le jeune public mais aussi avec les adolescents. Une thématique lui tient particulièrement à cœur : la violence. Cette notion d’engagement social est d’ailleurs très présente dans son art.
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Son parcours le pousse de plus en plus à écrire et depuis 2010, il rédige des romans, des textes, des histoires qu’il publie au fil de diverses collaborations avec des maisons d’édition. Son expérience avec le théâtre et le spectacle vivant transparaît dans ses livres à travers une écriture dynamique. Il définit ses ouvrages comme étant de l’autofiction et introspectifs. Entre polar et roman social, il aime surprendre ses lecteurs mais aussi être surpris par ses propres personnages qui évoluent parfois malgré lui comme dans « Paranthèses ». Il cite justement Tarantino non pas pour sa violence mais justement pour ses effets de surprise, ses rebondissements burlesques. Sans prétention, l’auteur revendique des romans populaires et accessibles.

Auteur mais aussi plasticien
photo_tour_de_contes_et_boules_de_neiges_11L’artiste en parallèle de son activité d’auteur et de comédien publie sur un blog un collage par jour. Il nous explique pourquoi il met cette activité un peu à part du reste.

« Le collage, c’est une pratique épidermique, un moyen de décrocher du reste et ce n’est pas à destination des professionnels. C’est un échappatoire, un hobby qui me permets, à travers ce blog, d’échanger directement avec les internautes. Ces œuvres, que j’expose à l’occasion, traitent parfois de l’actualité mais pas tout le temps. Je découpe des revues, des magazines, des pubs en fonction de mon inspiration. Ce qui compte, c’est de me faire plaisir. »

Peut-on pratiquer plusieurs arts ?

Ne fini-t-on pas par en privilégier un finalement ? Il ne le pense pas. Pour lui, si le talent est un facteur incontournable dans la pratique d’un art, le travail y est d’autant plus important et essentiel. Sans travail, le talent n’a plus d’intérêt et dans une société où il est possible de tout expérimenter, il faut pouvoir développer les potentialités et les possibilités. Tmor expérimente et pratique en toute humilité : « c’est un décloisonnement, une preuve d’ouverture d’esprit. »

Ses collaborations avec Kilti

DSC_7614L’artiste adhère au concept de Kilti, se dit très intéressé par toutes ces initiatives alternatives. Le partage, sortir des sentiers battus et la culture accessible à tous sont des valeurs qu’il partage également. Tmor a donc fait partie de la programmation à trois reprises notamment une fois dans un panier jeune public avec sa linogravure (un art qu’il pratique régulièrement et dont il a étudié les techniques)

Il est engagé, aime partager et est animé par une idée :

« Je veux faire décrocher les gens de leur télévision, les inciter à sortir et fréquenter les théâtres, les salles de concerts mais aussi des lieux plus insolites ».

Pour lui, la culture est partout, dans la rue, dans les cafés, en ville ou à la campagne, elle est une solution à de nombreux problèmes.

Animé par la passion de son métier et sa bonne humeur depuis des années, Thierry Moral admet tout de même qu’il est difficile d’en vivre. Il parle d’un monde de la culture trop souvent fermé, institutionnel et élitiste. L’artiste cherche constamment à développer de nouvelles méthodes pour toucher les gens plus facilement, leur démontrer que certains grands théâtres ne sont pas les seuls lieux dans lesquels on trouve des artistes et des spectacles intéressants. Il dénonce également cette dépendance de nombreux intermittents et d’associations à ces institutions qui les poussent à un formatage.

Loin d’être pessimiste, il contourne ces difficultés en citant par exemple une pratique qui se développe de plus en plus : le théâtre en appartement qu’il a déjà pratiqué. C’est finalement sur le terrain et au contact du public qu’il est le plus heureux.
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