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Interviews – Martinique

NICOLAS DERNE,  photographe martiniquais de talent !

Rencontre avec Nicolas DERNE, auteur photographe en plein essor qui nous propose pour le premier panier des photos issues de son exposition Héritages…
©Kimberley coole

©Kimberley Coole

Bonjour Nicolas,
1) Qui es-tu et quel est ton parcours ?
Je suis Auteur Photographe, j’ai un parcours atypique car diplômé d’une école d’ingénieur à la base j’ai tout abandonné en 2005 pour aller voyager et m’adonner à la photographie mais surtout pour profiter de la vie 😉
2) As-tu à un moment effectué un « Retour au Pays Natal » ? Peux-tu nous en dire un peu plus …
Je suis rentré en 2009 une première fois pour 6 mois, j’ai réalisé ma première exposition et puis je suis reparti vers l’Afrique. J’ai « définitivement » posé mes valises en 2010.
On me pose souvent la question, mais pourquoi rentrer après avoir autant voyagé ? la réponse est dans la question… l’ile est une telle friche que j’ai l’impression de vivre l’aventure du voyage ici… on a rien a envier à bon nombre de destinations. Au final on est toujours l’exotisme de quelqu’un d’autre. Autant regarder ce que l’on a.
Que dire de plus, il n’est jamais facile de vivre loin des grands centres de la culture, sur une petite île, mais j’y ai trouvé une source d’inspiration, un super terrain d’expérimentation et puis surtout j’ai fait de magnifiques rencontres.
 3) On retrouve sur ton site beaucoup de photo mais également des textes, des réflexions comme elles sont nommées, qu’est ce qui t’inspire ?  L’écriture est-elle un autre moyen artistique de communiquer en plus de la photographie ou intervient-elle comme support pour ton travail ?
Un rien m’inspire, un petit rien, c’est toujours le point de départ d’une grande réflexion interne. Une sorte de dialogue avec moi même pour ne pas devenir fou 😉
La photographie a toujours été un moyen de m’exprimer, j’étais en voyage, j’étais loin des miens et je tenais un blog, j’écrivais beaucoup.
J’ai toujours énormément d’écris sous le niveau de l’eau( ndlr en référence à l’iceberg).
Si tu traines sur mon Instagram (@_n.o.w_) ou ma page Facebook (NOW Photography), tu trouveras quelques écris mais surtout des compléments, je n’appellerai pas ça de l’écriture mais les mots ont une réelle importance, ils mettent en relief la photographie. Je ne désespère pas de mener un réel travail plus approfondi ou les deux serait imbriqué, mais c’est plutôt l’image qui est un support aux maux 😉
©Nicolas DERNE

Série Héritages ©Nicolas Derne

4)  Te  consacres-tu  à  ta  pratique  artistique  à  temps plein ? Sur quoi travailles-tu en ce moment, tes projets ?
A plein temps c’est un gros mot ça… je vis à plein temps oui !
J’ai de nouveau abandonné un boulot de salarié (jamais 2 sans 3) en début d’année pour me consacrer à ma pratique en tout cas. Ça n’a rien d’évident et ce n’est pas aussi sexy qu’on peut l’imaginer mais je ne sais pas faire 2 choses à la fois (pauvre homme que je suis).
En ce moment je prépare une expo à la galerie 14N61W au centre ville, ma prochaine résidence à Cuba en partenariat avec Tropiques Atrium, et je travaille mes prochaines séries pour 2 festivals en Hexagone.
Je cherche, je cherche et je cherche encore comment vendre des tirages, faire comprendre qu’une photographie c’est autre chose que juste une image.
Je cherche surtout à rassembler mes rêves en un seul et unique lieu où je pourrais partager ma passion à terme.
5)  Pour ce panier « Retour au Pays Natal »  tu nous fais la joie de nous présenter des citations d’Aimé Césaire illustré déjà à l’occasion de ton exposition Héritages, comment les avais-tu sélectionnées ? 
Héritages avait été le fruit d’une longue collaboration sur plus d’un an. J’ai rencontré la comédienne Layla Metssitane, qui présentait son adaptation de Stupeurs et tremblements d’Amélie Nothomb en Martinique. Elle avait un projet qui s’appelait « palabres en négritude » un hommage a Césaire et aux autres poètes de la négritude. Elle m’a invité à exposer dans la galerie du théâtre ruteboeuf a Clichy mais je me suis rendu compte que je connaissais très peu son œuvre. Pendant un an je suis parti sur les traces du « patriarche ». Sur l’ile mais aussi dans ses écrits. Il s’est avéré que certains textes traduisaient des images que j’avais rencontrées dans mon propre retour. Le mariage s’est fait tout seul.
6) Comment s’est enclenchée cette collaboration avec Kilti ?
On en parle vraiment ??? Ok, bein je crois que c’est parti d’une soirée chez un pote… on a échangé sur le panier, j’ai trouvé l’idée terrible et le challenge intéressant.
On s’est revu pour un café et puis c’était lancé… la beauté de la vie j’imagine.

 

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