Tony Melvil, chanteur désarmé

TONY MELVIL EST UN AUTEUR-COMPOSITEUR-INTERPRÈTE. NOUS AVONS POSÉ 5 QUESTIONS À CET ARTISTE QUE VOUS AVEZ PU DÉCOUVRIR DANS LE PANIER DE LA MÉTROPOLE LILLOISE.

– Comment définis-tu ton style ? Quelle est ta démarche artistique ?
Je me définis comme un « chanteur désarmé ». Désarmé par le monde qui m’entoure, désarmé face aux situations absurdes, injustes ou grotesques que je rencontre. De ces situations, j’en fais des chansons. Je suis obsédé par les armes à feu, ce qu’elles font, ce qu’elles défont, la fascination qu’elles exercent sur bien des êtres humains. Je suis sans doute un « chanteur désarmant » pour certains qui goûtent peu mon humour et la noirceur de certains de mes textes. Je chante dans ma langue maternelle, le français et serais bien incapable de le faire dans une autre langue. J’aime le jeu entre l’ombre et la lumière, dans les textes et dans les musiques. Ma musique est rugueuse, sombre et s’aventure souvent sur le terrain du rock.

– Quels sont les chanteurs/groupes de musique que tu aimes ?
J’avoue écouter peu de musique. Adolescent, j’ai été fasciné par Brassens et Brel, je les écoutais en boucle. Mon « parrain » en chanson s’appelle Thibaud Defever et officie en tant qu’auteur-compositeur chanteur et guitariste de Presque Oui. C’est lui qui m’a accompagné dans mes premières chansons, dans l’écriture et dans l’arrangement pour la scène. Je lui dois beaucoup.

– Est-ce tu écris les paroles de tes chansons ou est-ce que tu travailles avec quelqu’un d’autre ?
J’écris et je compose seul la plupart du temps. Les arrangements musicaux et la réalisation de mes trois disques sont signés Delbi, qui m’accompagne également sur scène et est pour beaucoup dans l’esthétique du projet.

– Qu’est-ce qui t’as donné envie de créer un spectacle pour les enfants ?
L’aventure de la pluridisciplinarité. Je souffre parfois de ne pas pouvoir aller plus loin sur scène lors de mes concerts, faute de moyens techniques, de temps de jeu ou de taille de scène. En tant que chanteur, je dois m’adapter chaque soir à la salle que je rencontre, s’il s’agit d’un festival, d’une première partie… Il faut donc faire léger et adaptable. Pourtant, j’aime les spectacles plus léchés en terme de mise en scène, de décor, de lumières… Avec Usmar, nous partagions l’envie de faire « un peu plus qu’un concert » et créer un jeune public était pour nous un formidable terrain d’expérimentation et de rencontres.

– Pourquoi as-tu participé au panier culturel Kilti ? 
Parce que je pense que la culture n’est pas une affaire de quantité mais de qualité, que je préfère toucher 100 personnes qu’en effleurer 1000.


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