Labotanique

 

Qu’est ce qui vous a donné envie de participer au panier Kilti ?

Thomas : Le circuit court est une notion qui nous semble essentielle. L’élargir au secteur culturel contribue à la diffusion de projets en développement comme le nôtre. Ça nous permet de faire connaître notre univers à un public concerné et ainsi de grandir notre communauté de botanistes !

 

Comment est né LABOTANIQUE ?

Thomas : Nous nous sommes tous deux rencontrés durant nos études d’agronomie il y a quelques années. Nous étions à cette époque assez branchés sur l’art nouveau et l’univers botanique nous plaisait beaucoup. Ronan avait déjà écrit une nouvelle que j’avais appréciée et il commençait à rapper. De mon côté, je démarrais un projet de musique électronique en solo et sortait de plusieurs années avec un groupe de funk. L’idée d’une collaboration nous plaisait bien. Et puis, d’une chanson est arrivée un EP puis le projet de groupe est né.

 

Comment définiriez-vous votre style ?

 

Ronan : Notre musique s’apparente à du rap pour son scandé, mais les mots qui sont dedans vont autant chercher dans l’esthétique de cette scène que dans le slam ou la chanson française. Nous créons une musique hybride avec une grande part de musiques électroniques et bientôt de la chanson.

 

Pourquoi une telle obsession des plantes ?

Thomas : A l’origine LABOTANIQUE, c’est lié à notre rencontre, ça nous semblait fédérateur, porteur de valeurs et avec une pointe d’ambiguïté. Ce n’est donc pas une obsession mais plutôt une porte d’entrée vers notre univers. Elle est porteuse de notre histoire et du regard sensible, on pourrait même dire organique, que l’on souhaite poser sur la musique. Autour de la forêt gravitent de nombreux univers, et elle est leur point de rencontre. Dans notre dernier EP on passe par exemple de l’Amazonie aux confins de l’espace, ou de notre matière grise à une vieille usine rouillée … 

Ronan : C’est également notre lien entre la création artistique et les sciences, ça nous permet de mixer des univers, d’être transdisciplinaire

 

Qu’est-ce qui vous inspire, quels artistes ?

Thomas : En tant que producteur je dirais la scène new-beats de L.A. comme Flying Lotus, MNDSGN, Knxledge mais j’aime aussi des producteurs aux styles plus variés comme Bibio, Dorian Concept, Chilly Gonzales ou encore des projets plus technos comme Moderat, Nathan Fake ou Nicolas Jaar.

Ronan : Pour ce qui est de l’écriture et de l’oralité, mon projet secret est de faire communiquer Oxmo Puccino avec Serge Gainsbourg, George Brassens avec La Rumeur, ou encore Feu! Chatterton avec Abd Al Malik … Peut-être un jour autour d’un café !

Ronan : En définitive, nos influences variées donnent une couleur innovante à notre projet. On pourrait dire que sur scène notre projet est la rencontre de Gaël Faye pour les textes et d’Odezenne pour la configuration live.

 


interview réalisée par Léa Parent, relue et corrigée par Chantal Brebion

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